vendredi 13 novembre 2009

Mal logés : un plan gouvernemental volontaire et pérenne
Service public de l’hébergement et de l’accès au logement et la priorité absolue à l’accès au logement sont les deux grands principes guidant le plan en faveur des mal-logés présenté par Benoist Apparu, Secrétaire d'Etat chargé du Logement, le 10 novembre 2009.

Service public de l’hébergement et de l’accès au logement et la priorité absolue à l’accès au logement sont les deux grands principes guidant le plan en faveur des mal-logés présenté par Benoist Apparu, Secrétaire d'Etat chargé du Logement, le 10 novembre 2009.

Comme tous les ans, lorsque la France entre dans la période hivernale, des mesures sont prises pour accueillir les personnes sans logement dans des centres d’accueil. Or, la volonté de Benoist Apparu est de fournir à chacune des personnes mal-logées un suivi personnalisé et durable.

En amont, la volonté du Gouvernement réside dans la lutte contre les marchands de sommeil et dans une meilleure prévention des expulsions.

Ainsi, dès le 1er avril 2010, un service intégré de l’accueil et de l’orientation sera mis en place sous la responsabilité des Préfets et sera chargé, après mise à l’abri immédiate, d’offrir à chaque personne une orientation correspondant à ses besoins assurée par un référent unique. Il est à noter que 5431 places supplémentaires d’accueil sont prévues.

Dans le même temps, et parce que l’hébergement d’urgence ne doit intervenir qu’en dernier recours, l’accompagnement social et l’offre de logements sociaux, notamment dans les zones les plus surchargées de demandes, doit être améliorée. Ces logements sociaux doivent être accordés aux personnes les plus nécessiteuses…

Enfin, l’Etat mettra à disposition les logements du contingent préfectoral qui permettra de loger quelques milliers des 13 000 personnes éligibles au droit au logement opposable.

jeudi 12 novembre 2009



Le président a retrouvé, jeudi dans la Drôme,les accents de sa campagne de 2007 où il avait renoué avec les «valeurs» de la droite.

Devant le mur des fusillés de La Chapelle-en-Vercors, une quinzaine de résistants et d'anciens combattants patientent dans le froid. «On les a tous invités mais personne ne venait. De Gaulle s'est déplacé avant de devenir président. Mitterrand a annulé à cause de sa maladie. Sarkozy est le premier», raconte Daniel Huillier, président des Pionniers du Vercors, dont plusieurs «copains d'école» ont été abattus par les nazis le 25 juillet 1944. Les maquisards apprécient le geste du président, même si la cérémonie et le bain de foule sont très brefs. Dans son tour de France des places fortes de l'histoire de France, Nicolas Sarkozy a ajouté jeudi un nouveau lieu à son panthéon personnel qui compte déjà le plateau des Glières, le fort de Douaumont, la cascade du bois de Boulogne

Dans la salle polyvalente de cette commune martyre, mille personnes ont pris place face à une scène bleue ornée des drapeaux européen et tricolore. L'instant se veut solennel. Initialement consacré à l'agriculture, le discours du président s'est résumé à un long plaidoyer sur «l'identité nationale française». «En découvrant la première mouture de son discours qui mélangeait agriculture et identité nationale, il a décidé de tout changer», explique-t-on à l'Élysée.


Place donc au débat sur l'identité nationale lancé, le mois dernier, par son ministre de l'Immigration Éric Besson. Depuis le 2 novembre et jusqu'au 31 janvier, préfets et sous-préfets ont consigne d'organiser des réunions dans toute la France.

Résultat : pendant quarante-trois minutes, Sarkozy a délivré son ode à la France. Un mot «France» qu'il a répété quarante fois. Les mots «fierté», «honneur», «patrie» et «famille» ont également beaucoup résonné.

Dans un discours musclé mêlant références historiques et critiques des politiques suivies par la gauche, le chef de l'État a justifié son choix de débattre. «Ce n'est pas dangereux, c'est nécessaire. L'identité nationale, ça nous concerne tous», a-t-il lancé.

«Ce qui se joue dans l'industrie, dans l'agriculture, dans la ruralité, dans l'artisanat, ce n'est pas qu'économique, c'est aussi la disparition d'une forme de civilisation, d'un héritage de valeurs, d'une culture du travail», a-t-il insisté exhumant sa «politique de civilisation» dont le président avait parlé, lors de ses vœux aux Français le 31 décembre 2007, avant de l'abandonner. «Devenir français c'est adhérer à une forme de civilisation, à des valeurs, à des mœurs», a-t-il dit.

Mais les premiers applaudissements ont retenti quand Sarkozy a adressé cette mise en garde : «La France est un pays où il n'y a pas de place pour la burqa.» Les applaudissements ont redoublé quand il a rappelé que la «France est un pays de tolérance et de respect. Mais elle demande aussi qu'on la respecte». Succès garanti aussi quand il a défendu les «valeurs du travail» et de la «famille». «J'ai supprimé les droits de succession parce que je crois au travail, je crois à la famille», a-t-il assuré.

Avant d'enfoncer le clou : «On ne peut pas vouloir bénéficier des allocations-chômage sans se sentir moralement obligé de tout faire pour retrouver du travail parce que les allocations sont payées par les autres.» Au passage, il n'a pas hésité à emprunter les expressions du général de Gaulle en parlant du «cher et vieux pays». Invoquer les mânes du Général, rien de tel pour rassurer un électorat de droite déboussolé par des couacs à répétition.

mercredi 11 novembre 2009


Une dizaine d'élus et militants UMP se sont réunis, hier matin, pour commémorer l'anniversaire de la disparition du général De Gaulle, le 9 novembre 1970. Régis Lacoste, délégué de la circonscription et conseiller municipal, et Jérémy Testa, représentant les Jeunes UMP villeurbannais, ont déposé une gerbe devant la plaque située à l'angle de l'avenue Salengro et de la rue du 8-Mai-1945. L'hommage s'est poursuivi avec la messe célébrée en fin de journée à Fourvière à l'initiative de l'Association des Français libres.

Le Progrès, 10 novembre 2009



lundi 9 novembre 2009

Deux ans et demi qui ont déjà changé la France

« Depuis deux ans et demi la France change. Elle change vraiment. Et elle va continuer à changer. Jamais elle n’a autant réformé ». Conférence de presse exceptionnelle, lundi matin au siège de l’UMP où Xavier Bertrand, secrétaire général du Mouvement Populaire, dressait, en compagnie de six ministres, le bilan du gouvernement à mi-mandat.

Luc Chatel, Christian Estrosi, Brice Hortefeux, Chantal Jouanno, Laurent Wauquiez, Eric Woerth. Six ministres, membres du gouvernement Fillon, par ailleurs conseillers politiques du Mouvement Populaire ont animé, ce lundi matin, la conférence hebdomadaire de l’UMP. La raison : dresser devant la presse un premier bilan, à mi-mandat, du travail effectué par l’équipe gouvernementale. « Depuis deux ans et demi la France change », remarque Xavier Bertrand. Elle change vraiment. Et elle va continuer à changer. Jamais la France n’a jamais autant réformé. Depuis deux ans et demi ce sont quatre-vingt-dix réformes qui ont été mises en œuvre. Il n’est pas question de se mettre en pause », souligne le secrétaire général de l’UMP pour qui ces réformes ont opéré des « changements concrets dans la vie quotidienne des Français. Réformes qui sont fidèles aux engagements pris en 2007 et qui démontrent que le volontarisme politique, cela existe et cela marche ».

Du service minimum à l’école comme dans les transports publics aux baisses de la fiscalité en passant par l’autonomie des universités, l’ouverture des magasins le dimanche, la réforme des savoirs fondamentaux… Xavier Bertrand a égrené quelques unes des réformes qui, aujourd’hui, préparent l’avenir de la France. Et qui, pour certaines, « si elles n’avaient pas été engagées n’auraient pas permis à la France d’affronter la crise ».

« Pour le Mouvement Populaire », poursuit Frédéric Lefebvre, porte-parole, « ce moment, à mi-temps, est important. Il a marqué la chute du mur de l’immobilisme. Toutes les réformes prises ou engagées sont toutes un soutien au travail et aux travailleurs. Toutes ont changé la vie des Français », note Frédéric Lefebvre, plaçant le Mouvement populaire comme un « gardien vigilant du changement ».

Tour à tour, chacun des ministres est venu détailler quelques unes des 90 réformes mises en place depuis 2007.
De Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, qui souligne la création d’un ministère régalien de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire. Et de toutes les lois et mesures portant sur la Sécurité (plan de prévention de la délinquance et d’aide aux victimes, développement de la vidéo-protection, création de nouvelles bases de données pour mieux identifier les groupes extrémistes, hooligans…

D’Eric Woerth, ministre du Budget, insistant sur la « réforme puissante de l’Etat », la baisse des impôts à hauteur de 10 milliards d’euros pour les particuliers et de 6 milliards pour les entrepreneurs. « Nous avions besoin de cela pour relancer la compétitivité », assure-t-il, lâchant au passage qu’ « on ne laissera pas augmenter les impôts. Allusion aux tentatives d’augmentation de la CRDS ou encore de la modification du calcul du bouclier fiscal sur lesquelles il s’oppose. Autre point important : « la lutte contre les déficits, arme anti-crise dans les domaines du social et de l’économie ».

« Fiers de l’action du président de la République »
De Luc Chatel, ministre de l’Education nationale évoquant les réformes touchant le système éducatif et le rendant « plus juste, plus moderne et plus efficace ». Avec pour objectifs : « « qu’à la sortie, une solution soit trouvée pour chacun ». Et d’ « emmener 50% des jeunes au niveau bac+3 ».

De Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie qui évoque le « pari gagné » du Grenelle de l’environnement. Ou encore du « pari tenu », celui de l’écologie. Bonus-malus, éco-prêt à taux zéro, progression des énergies renouvelables… Pour Chantal Jouanno, une seule solution : « pour sortir du rouge, on mise sur le vert ».

De Christian Estrosi, ministre chargé de l’Industrie pour qui ce mi-mandat a permis d’enclencher « un tournant historique : alors que tout le monde pensait que la France devait se diriger vers un pays de services, nous avions perdu de vue que nous étions une grande puissance industrielle ». Et Christian Estrisi de détailler toutes les mesures prises en période de crsie »dans un esprit de solidarité pour tous ».

De Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi, soulignant combien les réformes engagées depuis 2007 « avaient amorti le choc de la crise ». Que cela soit envers le secteur bancaire ou encore envers les entreprises de moins de dix personnes avec le plan zéro charge. Notant le travail effectué avec les partenaires sociaux « pour faire front ensemble », Laurent Wauquiez note le résultat perceptible aujourd’hui : « la France est à ce jour parmi les deux pays européens à avoir les meilleurs résultats face à la crise.

Enfin, Dominique Paillé, porte-parole-adjoint, a listé pour sa part « la note très positive » de la France à l’international. « On est passe de l’incantation à l’action ». Et de détailler la « vision européenne de Nicolas Sarkozy (traité de Lisbonne) ; la présidence « appréciée » de l’Union européenne ; la création de l’Union pour la Méditerranée ; la réorganisation du capitalisme… ».

Bref, pour l’ensemble des élus, militants, adhérents du Mouvement Populaire, deux ans et demi après l’élection de Nicolas Sarkozy, l’assurance d’être «fiers de l’action du président de la République Nicolas Sarkozy et de son gouvernement. Nous serons derrière lui pour réussir les prochains deux ans et demi ».

mercredi 28 octobre 2009




La France (Ministère des Affaires Etrangères et Européennes) avait engagé un
montant de crédits de 178,9 M€ pour financer la Présidence Française de l’Union
Européenne en se référant au coût de la présidence allemande de janvier à juin 2007
(180 M€).
En fait la dépense totale n’a été que de 151 M€.
La Cour des Comptes dans son rapport (p. 2) note d’ailleurs que « l’organisation et le
pilotage de la présidence française de 2008 ont été plus satisfaisants que ceux,
sévèrement critiqués par la Cour, de la présidence de 2000 ».


Si le coût de la PFUE a été supérieur à celui d’autres présidences récentes de
« petits pays » ce n’est pas une comparaison valable : la France (comme l’Allemagne) a un poids et une responsabilité particuliers au sein de l’Union Européenne. De surcroît les initiatives du Président de la République comme
l’efficacité de ses actions ont été unanimement appréciés pour faire face aux crises
majeures qu’a connues l’Europe au cours des six mois de la présidence française : le
déclenchement de la crise financière mondiale, la crise entre la Russie et la Géorgie
notamment.


A noter que (citation p. 3) : « la Cour n’avait pas manqué de relever, à l’occasion de
son contrôle des dépenses de la Présidence de la République, que des déplacements du Chef de l’Etat avaient été pris en charge sur les crédits du programme 306.
Elle a considéré que ce mode de financement était cohérent avec le
surcroît d’activité consécutif à l’exercice de la présidence du conseil de l’Union ».

Le sommet de l’Union pour la Méditerranée

Nul ne peut contester son opportunité : il a constitué un grand succès pour la France
et a permis de jeter les bases de l’Union pour la Méditerranée ce qui paraissait
jusqu’alors un objectif inaccessible.

Il est vrai qu’il a dû être organisé en extrême urgence et qu’il n’a, de ce fait, pas pu
être procédé aux mises en concurrence des entreprises.
Il est vrai également que des aménagements non pérennes ont dû être réalisés –en
extrême urgence– dans le Petit et le Grand Palais, la France ne disposant
malheureusement pas à ce jour de centre de conférences internationales.
Toutes ces circonstances ont fait que le coût de ce sommet, comme le note la Cour
des Comptes, a été élevé.

C’est néanmoins un certain nombre de contre-vérités scandaleuses qui ont été exprimées sur ce sujet par M. Dosière, député PS, et par certains organes de presse :
- « la douche faramineuse » du Président de la République, que décrit Le
Monde.fr en la chiffrant à 245 572 € est une pure invention. En fait le rapport
de la Cour des Comptes, pages 38/39 et tableau page 41, indique que cette somme représente l’aménagement de « 8 salons d’entretiens bilatéraux (avec salle de douche attenante) » destinées aux rencontres bilatérales des 49 chefs d’Etat présents au Sommet.

- le coût du repas lors du dîner des chefs d’Etat n’est pas de 5 000 € comme le
prétend M. Dosière mais de 310 € par invité comme l’indique la Cour des
Comptes dans son rapport (p. 42) en ajoutant que « ce coût est conforme à celui d’un invité de l’Hôtel du Ministre des affaires étrangères »

dimanche 25 octobre 2009



Eric Besson, le ministre de l'immigration, a annoncé dimanche le lancement d'un vaste débat sur l'identité nationale avec les "forces vives" du pays, faisant resurgir au premier plan de l'actualité un des thèmes centraux de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

"J'ai envie de lancer un grand débat sur les valeurs de l'identité nationale, sur ce qu'est être Français aujourd'hui", a déclaré le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI qui a ajouté: "Je vais le lancer avec les parlementaires, députés et sénateurs, avec les députés européens".

Ce débat durera deux mois et demie avant un "grand colloque de synthèse" fin janvier-début février, a précisé le ministre qui va demander "aux préfets et aux sous-préfets d'organiser des réunions avec les forces vives de la Nation sur le thème de qu'est-ce qu'être Français, quelles sont les valeurs qui nous relient, quelle est la nature du lien qui fait que nous sommes français et que nous devons être fiers".

"Il faut réaffirmer les valeurs de l'identité nationale et la fierté d'être français", a-t-il dit.

"Les jeunes Français doivent chanter la Marseillaise"

"Je pense par exemple qu'il serait bon -aux Etats-Unis c'est banal en France ça reste parfois compliqué- que tous les jeunes Français aient une fois dans l'année l'occasion de chanter la Marseillaise", a-t-il expliqué.

Pour les adultes, Eric Besson a annoncé le lancement d'une expérimentation dans deux départements, le Rhône et les Bouches-du-Rhône, consistant à offrir à tout adulte "désireux de bénéficier d'une sorte d'instruction citoyenne" quatre séances de formation à l'instruction civique.

Interrogé sur le port de la burqa, le ministre a jugé qu'elle était "contraire aux valeurs de l'identité nationale".

"On peut débattre sur l'opportunité de la loi (...) mais sur les principes il n'y a pas de débat: la burqa est inacceptable et contraire aux valeurs de l'identité nationale".

Eric Besson a toutefois dit ne pas vouloir "trancher" sur les travaux de la mission parlementaire sur le voile intégral mise en place par l'Assemblée nationale, souhaitant qu'elle aille "au bout" de ses travaux.

"Nous n'aurions jamais dû abandonner au Front national un certain nombre de valeurs qui font partie du patrimoine républicain", a estimé le ministre évoquant l'immigration et la sécurité, ajoutant: "Je pense que la mort politique du Front national serait la meilleure nouvelle pour tous".

"Je respecterai les objectifs qui m'ont été assignés"

En matière d'immigration, M. Besson a réaffirmé que les "retours groupés" d'Afghans vers leur pays d'origine, critiqués par les associations des droits de l'homme et la gauche, se poursuivraient: neuf, a-t-il dit, ont été reconduits depuis le début de l'année.

"Je respecterai les objectifs qui m'ont été assignés", a réaffirmé plus globalement le ministre, précisant que 21.000 personnes avaient été déjà reconduites sur un objectif de 27.000 pour l'année fixé par le président de la République.

Peu avant la présidentielle de 2007, un sondage CSA-Cisco pour France 3 et France Info, avait fait apparaître que l'irruption du thème de l'identité nationale dans le débat électoral était jugée comme une "bonne chose" par 62% des Français, et 81% des électeurs potentiels de M. Sarkozy

mardi 20 octobre 2009




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Faire de la formation professionnelle un tremplin

Le projet de loi sur la formation professionnelle adopté par le parlement cette semaine vise à faciliter l’accès à la formation à ceux qui en ont le plus besoin et à mettre en place un système plus juste et plus transparent.

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Faire en sorte que la formation aille à ceux qui en ont le plus besoin

Face à un système devenu injuste et pas assez efficace alors que les sommes en jeu sont considérables, la refonte du système de formation professionnelle s’imposait. C’est la raison pour laquelle, dès 2007, Nicolas Sarkozy en avait fait un engagement de sa campagne présidentielle.

Cette réforme s’avère d’autant plus nécessaire aujourd’hui dans le contexte actuel de crise de l’emploi. « La formation professionnelle est la meilleure arme anti-crise », avait ainsi déclaré Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’emploi, avant le vote de ce texte. Ce sont 200 000 chômeurs de plus et 500 000 salariés peu qualifiés qui seront désormais formés chaque année.

Le texte adopté définitivement le 14 octobre reprend très largement l’accord national interprofessionnel signé par les partenaires sociaux, le 7 janvier 2009.

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Les principaux points pour rétablir l’égalité face à la formation et mieux articuler formation et emploi

Principale innovation du texte, le redéploiement de l’argent vers les publics qui en ont le plus besoin, à savoir les personnes les moins qualifiées, les salariés de petites entreprises et les chômeurs. En effet, aujourd’hui, un ingénieur ou un cadre a en moyenne de trois fois plus de chance de se voir proposer une formation qu’un ouvrier non qualifié.

- création d’un Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels destiné aux salariés les moins qualifiés et aux demandeurs d’emploi.

- le DIF (droit individuel à la formation) est désormais rattaché à la personne et non plus à son « statut » de salarié. C’est ce que l’on nomme la « portabilité » du (DIF). Il pourrait désormais être utilisé en cas de chômage, pendant la moitié de la période d’indemnisation, ou dans la nouvelle entreprise pendant deux ans sous conditions.

- mise en place d’un bilan d’étape professionnel, après deux ans d’ancienneté, et actualisable tous les cinq ans.

- création d’un "passeport formation" qui récapitulera le parcours du salarié.

- les chômeurs susceptibles d’occuper un poste proposé par le Pôle emploi pourront bénéficier de la Préparation opérationnelle à l’emploi (POE). Elle leur permettra d’acquérir les compétences nécessaires à ce poste.

A ceci s’ajoute l’élargissement des contrats de professionnalisation aux chômeurs de plus de 25 ans et aux bénéficiaires du RSA, de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), de l’allocation pour adultes handicapées (AAH), ou d’un contrat unique d’insertion.

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Reconsidérer le statut des seniors

L’autre innovation soutenue par le projet de loi concerne la revalorisation de l’expérience des quinquagénaires. En encourageant les seniors à jouer le rôle de « tuteurs », capables d’encadrer les débutants, le gouvernement souhaite valoriser leur expérience et encourager leur présence en entreprise, plus rare en France que dans les autres pays européens.

Par ailleurs, les entreprise de plus de 50 salariés devront proposer un bilan d’étape à leurs salariés de plus de 45 ans.